JAPPOO-SENEGAL

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QUELQUES DONNEES SPECIFIQUES A NGALEGNE ET A SA REGION

SITUATION GEOGRAPHIQUE

Le village de Ngalègne est situé dans la région du Sine. Il se trouve à environ 30 Km de Fatick, capitale régionale dont il dépend administrativement, à 16 km de Diourbel autre capitale régionale, à environ 170 Km de Dakar, et à 75 Km de la mer.

Le village de Ngalègne fait partie de la Communauté Rurale de Ndiob (la localité de même nom est située à 2 Km), Région de Fatick. La proximité de Diourbel fait que c’est essentiellement vers celle-ci que se font les échanges dans tous les domaines (commerce, approvisionnements divers, éducation, santé…etc).

Facteurs importants pour l'agriculture

Le climat: de type soudano-sahélien se caractérise par 2 saisons : une saison sèche de novembre à mai la plus longue et une saison pluvieuse de juin à mi - octobre qui conditionne la réussite des récoltes. (hauteur moyenne des pluies entre 1993 et 2003 = 490,8mm

Ressources en eau: une ancienne vallée morte du Siné est propice au maraîchage, on y trouve des mares temporaires, la nappe phréatique varie entre 7 et 15m. l'eau peut être douce mais aussi saumâtre donc impropre aux cultures.

Sols et reliefs: Les sols deck-dior, sablonneux avec matières organiques représentent 2/3 des surfaces. Les bas fonds et les sols deck, couleur noirâtre et argile retiennent l'eau et sont favorables au maraîchage.

On constate un appauvrissement des sols consécutifs à:

• L'érosion hydrique et éolienne (abattage des arbres pour le chauffage)

• Une faible utilisation des engrais chimiques et organiques

• L'abandon de la jachère

• La monoculture de l'arachide

Cultures dominantes: le mil qui est la principale culture vivrière (650 ha) et l'arachide principale culture de rente dont les rendements et le rapport sont en baisse

Quelques périmètres maraîchers existent dans les bas fonds mais l'insuffisance de vulgarisation des techniques, le coût des semences et des produits phytosanitaires limitent ce potentiel.

L'amélioration du potentiel agricole et du maraîchage permet de lutter en définitive de lutter contre l'exode rural mais à travers cet objectif final de nombreuses améliorations sont rendues possibles:

Accroissement des quantités et de la qualité et la diversité d'aliments disponibles ( autoconsommation= malnutrition combattue et vente possible= revenus permettant des échanges monétaires, scolarité des enfants etc. )

Diminution des risques des monocultures (mil et arachide)

Déforestation combattue

Communauté rurale de Ndiop et Ngalègne

QUELQUES ELEMENTS RELATIFS A LA POPULATION

La population totale du village de Ngalègne avoisine les 1 300 habitants, majoritairement des sérères (99%). Le village est constitué par 6 hameaux : Ndiallo, Galmake, Leona, Ndofrane, Thiaklaine et Soum Nâne. Ces hameaux sont dispersés dans un rayon de 2,5 Km autour du pôle central constitué par Leona et Galmake qui regroupe la majeure partie de la population. La population est jeune : 70 % ont moins de 30 ans.

En matière d’éducation, Ngalègne dispose d’une école primaire de 6 classes très sous-équipées qui accueillent 285 élèves. Le taux de scolarisation est faible : moins de 54%. Les filles sont moins scolarisées que les garçons. Certains élèves vont à l’école primaire de Niob. Les très rares élèves qui continuent au collège vont à Diourbel. On observe un fort taux d’abandon et un faible taux de réussite.

Il existe un Poste de Santé (saturé, car concernant 17 000 habitants !) et un Centre de planning familial à Ndiob, dans lesquels vont les habitants de Ngalègne.

ECONOMIE

L’économie est basée sur l’agriculture et l’élevage. Les cultures dominantes sont le mil (vivrière), l’arachide (pour vente) et le sorgho. En saison pluvieuse, des plantes à cycle court sont emblavées : pastèque, oseille de guinée, niébé…etc. Cette agriculture est peu développée. Elle souffre de la dégradation des sols, de manque de moyens et d’insuffisance de formation des paysans. Le cheptel est composé de bovins, ânes, ovins et caprins en élevage extensif. Cette économie ne fournit pas des ressources financières suffisantes à la population : nombreux sont les hommes et les jeunes qui vont chercher du travail en ville, surtout en saison sèche.