JAPPOO-SENEGAL

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Si l’axe majeur d’un développement durable passe par l’éducation et la formation, il est également nécessaire de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de revenus de la population dans des délais brefs, avec des perspectives sur le moyen et le long termes. En effet, comment concevoir que les parents envoient tous leurs enfants à l’école s’ils peinent dans leur vie quotidienne ? Notamment, la tentation est grande pour eux de garder les enfants pour rechercher le bois de cuisson, pour chercher de l’eau, pour les aider dans leurs tâches quotidiennes, souvent peu productives. Le village de Ngalègne, comme toute la Communauté Rurale de Ndiob a pratiquement pour seule activité l’agriculture. A l’écoute de la population, Jappoo-Sénégal a accompagné des projets à rentabilité immédiate ou différée à moyen terme. Il s’agit de la création de périmètres maraîchers pour améliorer l’alimentation quotidienne et dégager des revenus par la vente, du creusement de puits en appui de ces parcelles maraîchères, de la plantation d’arbres fruitiers, d’élevage…etc. Quelques exemples des actions réalisées sont présentés ci-après.

Développement agricole

Les puits

L'eau étant un des facteurs limitant dans ce domaine le creusement de puits permettant l'arrosage des arbres, la culture des légumes et bien sur de subvenir aux besoins humains et à ceux des animaux; une dizaine de puits ont donc été creusés ou aménagés.

Installation d'un système goutte à goutte dans le périmètre de Ngalegne et au centre de formation de Keur Moussa. Grâce à l'appui matériel de 2 entreprises françaises: France arrosage et Nétafim France le leader mondial dans ce domaine, des kits de sensibilisation et de formation ont été mis en place.


Cette technique permet:

Une économie d'eau d' environ 50% par rapport à l'arrosage traditionnel.

Moins de travail, moins de mauvaises herbes donc plus de disponibilité pour d'autres taches.

Moins de maladies

Plantations d'arbres fruitiers, de manioc avec les gaines Irrigasc

Commencé en 2005 avec 1500 arbres, un programme de plantations d'arbres fruitiers (manguiers, anacardiers et moringas) se déroule chaque année Ces plantations, toujours dans le but d'économiser l'eau sont effectués grâce au procédé mis au point par M. Jacques Gasc de Dakar.

Le schéma ci- contre visualise la technique ; une gaine plastique biodégradable perforée de trous minuscules est placée à coté du jeune plant, le récipient supérieur reçoit l'eau d'arrosage qui percole par ces trous.

Avantage principal: une économie très importante d'eau puisqu'on utilise en moyenne pour un plant et pour une semaine 3 à 5 litres pour 50 à 100 litres pour une plantation traditionnelle. Un arbre planté coûte environ 3 euros. La consultation du site irrigasc donne toutes les indications et autres avantages, Jean Marie Pelt dans son dernier livre " C'est vert et ça marche! " y consacre également quelques pages.En 2006, 1000 arbres fruitiers, 700 maniocs, ont été plantés dans 15 parcelles.Pour 2007, une vingtaine de bénéficiaires, répondant aux critères définis en commun (eau, clôtures, sérieux…) ont été sélectionnés pour un programme de plantation de 1445 végétaux divers: 465 anacardiers (noix de cajou), 310 manguiers, 470 plants de manioc et pour diversifier 200 moringas. Cet arbre aux vertus multiples, peut s'utiliser pour ses feuilles, ses graines etc. Le schéma ci–contre donne un aperçu de la richesse de ses feuilles en divers éléments intéressants.

(consulter: www.moringanews.org)

En 2006, 1000 arbres fruitiers, 700 maniocs, ont été plantés dans 15 parcelles.

Plantation dans les écoles/ formation

La sensibilisation à l'importance de ces plantations pour les revenus des habitants ainsi qu'au respect des soins (arrosage, protection) est importante dès le plus jeune age, aussi des plantations d'arbres brise vent et de diffèrentes essences ont été effectuées dans 2 écoles locales Ndiop et Ngalègne.

Ces plantations ont pour particularité d'avoir été financées en partie par des écoliers costarmoricains (N.Dame /Langueux). Des projets complémentaires de jardins scolaires seront réalisés lorsque la phase de sensibilisation et les conditions matérielles (eau, financement, engagement) seront réunies.

Parallèlement pour combler le manque de formation technique dans différents domaines l'association finance les études de jeunes dans des centres de formation ( Keur moussa en ce qui concernent l'agriculture)

Cette formation leur permettra de lancer une activité personnelle à leur retour au village et de devenir des références pour ceux qui les entourent.

Ainsi, Abdou Sakor NGOM, a suivi une formation de 18 mois à Keur Moussa. Revenu au village en 2007, il excerce la fonction de technicien agricole au village et pourra suivre les diffèrentes actions menées sur place .

Protection des cultures

Les plantations outre le manque d'eau, la végétation concurrente en période des pluies subissent les attaques de termites, lapins et animaux divers (caprins ou bovins en divagation) il convient donc de les protéger par un système de clôture naturelle(haies vives:'salanes') ou artificielles (clôtures métalliques) Elles sont complémentaires et doivent être installées en même temps.

Leur coût est élevé mais elles sont indispensables pour la réussite des plantations.

Les périmètres maraîchers

Ils se multiplient, et les demandes sont nombreuses, on y cultive oignons, tomates, pastèques, manioc etc. Ils contribuent à l'amélioration de l'alimentation et procurent un revenu complémentaire.

Les semences appropriées correctes sont difficiles à se procurer, les produits phytosanitaires chers sont mal employés et nécessitent aussi des formations ( on peut utiliser des produits naturels locaux ; exemple les feuilles de neem comme insecticide)

L'élevage

Un essai d'embouche bovine à été mené en 2006, avec des résultats peu satisfaisants dus en partie à une mauvaise appréciation des contraintes locales et un engagement insuffisant des bénéficiaires.

Après réflexion et concertation, c'est un élevage avicole de 500 poulets qui va se mettre en place.

Le directeur du centre de formation de Keur Moussa supervise la mise en route et la formation des bénéficiaires (femmes de Ndiallo)